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Forum de l’OICN 2026

Retour sur le Forum de l'OICN du 16 juin 2026 au siège des Ministères sociaux !


Appel à candidatures pour valoriser des actions en faveur d’un numérique plus sobre et plus collaboratif.

Dans le cadre du Forum de l’OICN 2026 , organisé le 16 juin 2026 au siège des Ministères sociaux, les participants ont partagé dans la convivialité leurs expériences, leurs réussites mais aussi leurs échecs autour de la lutte contre l’infobésité.


Dès le début de la journée, deux attentes principales ont été exprimées : coconstruire en apprenant des autres, grâce à des partages de pratiques, d’expériences, de vécus et de retours de terrain, et le faire dans la bienveillance et la bonne humeur. Pour répondre à ces objectifs, les participants ont été invités à instaurer un climat de « sécurité psychologique » , permettant à chacun d’exprimer librement questions, doutes, problèmes, désaccords et idées, dans un esprit d’inclusion, de confiance et d’entraide.


Ce positionnement fait écho aux prérequis nécessaires à toute démarche de lutte contre l’infobésité, qui suppose aussi d’oser remettre en question les normes sociales implicites et le fameux « on a toujours fait comme ça, pourquoi ferait-on autrement ? ».


Retours d’expérience

Les organisations présentes ont témoigné de démarches et d’expérimentations variées, dont se dégagent plusieurs points communs et enseignements précieux.


Impulsion

Plusieurs démarches ont été lancées à la suite d’enquêtes internes sur les conditions de travail, révélant le problème de l’infobésité : surplus d’e-mails, multiplication des outils, excès de réunions, hyperconnexion…


Ce point de départ peut permettre d’impulser une démarche portée au plus haut niveau de l’organisation et perçue comme un enjeu stratégique, notamment sur le plan RH. Le sponsorship se révèle alors essentiel et nécessite de sensibiliser rapidement la Direction afin de lui permettre de prendre conscience des impacts de l’infobésité sur les RPS, la qualité du travail et la QVCT. Certains s’appuient pour cela sur des outils comme les bilans numériques individuels ou des entretiens qualitatifs.


Déploiement

Plusieurs organisations ont témoigné de l’échec d’une première démarche fondée sur la définition de « bonnes pratiques » au niveau central, sans réussir à prendre au niveau local.


Dans de nombreux cas, les démarches s’appuient désormais sur des « référents », des « facilitateurs » ou des « ambassadeurs » chargés d’animer le sujet à un niveau plus local, avec souvent une grande latitude : chacun avance à son rythme et expérimente des pratiques en fonction des besoins opérationnels spécifiques de sa Direction.


Ces acteurs forment souvent une communauté à part entière, qui se réunit régulièrement, tous les mois ou tous les trimestres, pour faire le point sur ses avancées, ses expérimentations, ses réussites mais aussi ses difficultés et ses échecs. Ces partages permettent de souder la communauté de référents et de coordonner la démarche au niveau global, afin d’éviter d’accentuer les silos préexistants. Plusieurs participants ont également souligné l’importance d’embarquer les IRP et les DSI dans la démarche. L’enjeu est bien que ce sujet irrigue l’ensemble de la culture d’entreprise : chaque acteur doit donc être activement impliqué.


Une démarche dans la durée

Cette transformation s’inscrit dans une démarche longue, qui nécessite une forte persévérance et peut finir par s’essouffler. Les retours d’expérience permettent cependant d’esquisser plusieurs pistes pour maintenir la dynamique :


  • adopter une stratégie des « petits pas » ;

  • accepter la lenteur du déploiement et consacrer du temps à la prise de conscience individuelle et collective ;

  • établir un plan d’actions clair et séquencé sur l’année, en prévoyant les moyens nécessaires, notamment du temps ;

  • assurer une animation forte et régulière de la communauté des référents pour favoriser l’entraide, les effets d’apprentissage et « faire bloc » ;

  • renouveler régulièrement les chefs de projets et référents pour éviter que leur rôle ne devienne une contrainte ;

  • ancrer l’infobésité dans des problématiques plus larges : charge de travail, RPS, surcharge mentale, risque RH, cohésion sociale et efficience organisationnelle.


Les expérimentations menées

Cette journée a permis de recueillir une multitude d’initiatives, allant des outils techniques aux processus organisationnels, de la sensibilisation individuelle à l’accompagnement des collectifs de travail.


Ce Forum de l’OICN 2026 rappelle que réduire la surcharge informationnelle est avant tout un travail collectif, progressif et ancré dans les réalités de terrain. En partageant leurs expériences, les participants ont montré qu’il n’existe pas de solution unique, mais une multitude de leviers à activer pour faire évoluer durablement les pratiques.



Et si vous faisiez le premier pas dans votre organisation ?

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à prendre rendez-vous et à rejoindre la communauté en suivant ce lien.



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