60 % des salarié·es travaillent en dehors des horaires habituels, le soir ou le week-end Institut Montaigne, Credoc, 2023 ; Ifop, 2024
22 % des e-mails des dirigeant·es sont envoyés pendant leurs réunions (9 % pour les collaborateur·rices) OICN, 2024
40 % des incivilités numériques s'expliquent par les seules contraintes de temps et de charge de travail Civilinum, 2019, 2022
Au sommaire de l'ouvrage
- 01 Les risques physiques
- 02 Les risques psycho-sociaux
L'essentiel du propos
L’employeur a l’obligation légale de protéger la santé physique et mentale de ses salarié·es, en s’appuyant sur le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Les technologies de l’information et de la communication peuvent être porteuses de risques qu’il est important de prévenir.
Les risques physiques
Le travail sur écran entraîne troubles musculosquelettiques, fatigue visuelle et maux de tête : les douleurs physiques ne sont pas réservées aux métiers manuels. La posture assise favorise la sédentarité et, avec elle, les maladies cardiovasculaires, le diabète ou l’obésité.
Les risques psychosociaux
- Intensité et temps de travail : concurrence croissante entre l’activité principale et la gestion des flux d’information, travail dans l’urgence, débordements entre vie professionnelle et vie personnelle, fragmentation de l’activité.
- Exigences émotionnelles : codes d’interaction en ligne non stabilisés, peur de rater une information ou de ne pas paraître engagé·e.
- Manque d’autonomie : désorganisation subie du travail, intensification potentielle du contrôle.
- Rapports sociaux dégradés : dépersonnalisation des échanges, incivilités, sentiment d’isolement.
- Conflits de valeurs : perte de sens, sentiment de se noyer dans l’information et d’être réactif plutôt qu’actif.
- Insécurité de la situation de travail : peur de l’automatisation des tâches cognitives, évolution permanente des outils.
Les leviers d’action
Redonner aux personnes un sentiment de maîtrise sur leur organisation et leurs conditions de travail. S’appuyer sur le numérique non pour travailler plus et plus vite, mais pour travailler mieux. Définir collectivement des usages qui préservent la santé.