36 % des salarié·es seulement bénéficieraient d'une politique de déconnexion, obligatoire depuis 2016 UGICT-CGT, 2023
20 % des e-mails sont envoyés en dehors de la plage 9h-18h, et la part grimpe avec le niveau hiérarchique OICN, 2024
65 % des dirigeant·es ne passent aucune semaine de l'année sans envoyer d'e-mail (28 % des collaborateur·rices) OICN, 2024
Au sommaire de l'ouvrage
- 01 Mettre des mots… et des chiffres sur des maux
- 02 Les politiques de déconnexion en entreprise… et leurs travers
- 03 Les pratiques de déconnexion individuelle… et leurs limites
L'essentiel du propos
Les maux que l’on cherche à combattre
L’infobésité désigne un volume d’informations excessif au regard de nos capacités cognitives et du temps disponible. L’hyperconnexion est une connexion excessive aux outils numériques, liée à l’attente d’un message ou au désir de répondre. Les deux s’entretiennent dans un cercle vicieux, aggravé par la culture de l’urgence : plus d’informations générées, plus d’informations à traiter, de plus en plus vite. Entre 18 et 20 % des réponses aux e-mails partent en moins de cinq minutes.
Les ressentis diffèrent selon les individus : pour certain·es, l’hyperconnexion est un facteur de stress ; pour d’autres, elle permet de le gérer.
Les actions de déconnexion les plus courantes et leurs limites
Les politiques d’entreprise (chartes, incitation à moins écrire, interdiction d’envoi hors horaires, alertes) lancent un message fort. Mais ce sont souvent des formules généralistes, décorrélées des besoins opérationnels et des attentes de flexibilité. Elles risquent de déplacer le problème vers d’autres outils ou d’autres horaires.
Les pratiques individuelles (créneaux de déconnexion, priorisation, choix du bon canal) s’adaptent mieux aux besoins de chacun·e et rendent l’individu acteur de ses conditions de travail. Seules, elles ne suffisent pas à transformer une culture collective.